Description
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Lorsque José Ramón Domínguez Burillo sortit de chez lui dans le quartier de Martutene pour aller travailler à la prison de Saint Sébastien, deux terroristes armés de l’ETA qui l’attendaient dans la rue s’approchèrent de lui par derrière et lui tirèrent deux balles dans le cou et dans la tête.
En entendant les détonations, des voisins se penchèrent à la fenêtre mais l’obscurité de cette heure de la journée et les véhicules garés ne leur permirent pas de détecter la présence du corps de la victime sur le trottoir. José Ramón était mortellement blessé et se vida de son sang pendant 20 minutes environ jusqu’à ce qu’il soit découvert par un enfant de dix ans qui allait à l’école. Il était déjà mort lorsqu’il fut admis à l’hôpital de la Cruz Roja de Saint Sébastien.
Le lendemain de l’attentat, une grève de cinq minutes fut décrétée dans tous les centres pénitentiaires d’Espagne et suivie de manière majoritaire. À Martutene plusieurs terroristes de l’ETA condamnés se joignirent à la protestation ; la plupart d’entre eux suivaient un programme de réinsertion sociale. Les médias tentèrent de fait d’interpréter l’attentat contre Domínguez Burillo comme une attaque de l’ETA à la réinsertion des terroristes emprisonnés.