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Description

Né à: Cantabria
Âge: 64
Progéniture: 2
État civil: Marié
Emploi: Conseiller Municipal du PP à Rentería
Date de l'attentat: 11/12/1997
Lieu de l'attaque: Irun
Arme: Pistolet
Assassiné par: ETA

Description

José Luis Caso Cortines, originaire de Cantabrie, s’était installé au Pays basque alors qu’il était encore enfant. Il commença très vite à travailler dans les chantiers navals de Luzuriaga de Pasajes et y resta jusqu’à sa retraite. Il connut sa femme Juani Pérez pendant son service militaire à Irún, ils se marièrent et eurent cinq enfants. Ils s’installèrent à Irún et en 1997 José Luis alors retraité continuait quand même à travailler comme conseiller municipal du Partido Popular à Rentería. Il était lié au parti depuis 1982 et c’était l’un des fondateurs du parti Alianza Popular au Pays basque. Les menaces commencèrent à arriver sous forme de graffitis après l’assassinat de Miguel Ángel Blanco.

 

Les pires présages se matérialisèrent le 11 décembre 1997. José Luis s’était arrêté comme toujours au bar Trantxe avant de rentrer chez lui pour le dîner. Alors qu’il parlait avec deux connaissances, un terroriste de l’ETA s’approcha de lui et lui tira une balle dans la tête sans dire un mot. Puis il menaça les autres clients :  « si vous essayez de me suivre je vous fais la même chose ». Il sortit ensuite tranquillement du bar. Sa veuve confessa que des années après le crime elle continuait encore à recevoir des menaces par téléphone. Ils en vinrent même à lui dire des choses comme « Maintenant il est là où il doit être » et continuaient à l’appeler « pour lui faire peur ». Les quatre responsables du crime sont morts : trois d’entre eux périrent dans l’explosion de la voiture piégée dans laquelle ils étaient montés et le quatrième s’est suicidé.

 

Quelques jours avant l’assassinat de Caso pendant la séance plénière des Assemblées générales de Guipúzcoa, Xabier Alegría, de Herri Batasuna avait remis des feuilles de papier aux membres du PP sur lesquels était écrite la phrase « qui casse les verres les paie ».

 

Pendant le mois de novembre précédant l’assassinat de José Luis Caso la conseillère municipale Carmen Nagel avait échappé à l’explosion d’une bombe placée par l’ETA grâce à un changement d’itinéraire. Quelques jours plus tard, José María Lobato, garde du corps de la conseillère du PP Elena Azpiroz fut grièvement blessé en évitant un attentat contre l’élue. Plusieurs jours avant l’attentat contre Caso, Concepción Gironza, l’autre conseillère du PP à Rentería demanda au porte-parole de HB si elle serait la suivante. Manuel Francisco Zamarreño remplaça Caso au Conseil municipal et serait assassiné par l’ETA en mai 1998.

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